Etude du BCG pour Uber sur la filière VTC en France

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  • Date de Publication: 28/11/2016
  • Catégories: Les études
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BCG pour Uber sur la filière VTC : le cabinet de conseil BCG publie une étude sur le poids économique de la filière des VTC à la demande d'Uber. La filiale française de la start-upcalifornienne a commandé une étude sur le poids économique de la filière à un cabinet de conseil prestigieux, le Boston Consulting Group (BCG), pour étayer son propos. L'impact est particulièrement net en Ile-de-France, qui concentre 90 % de l'activité des VTC.

A retenir :

  • Les véhicules de transport avec chauffeur (VTC) ont déjà créé plus de 20.000 emplois
  • ils pourraient en générer des dizaines de milliers d'autres d'ici à 2022 si les pouvoirs publics ne brident pas cet essor avec une réglementation malthusienne
  • la filière VTC représente 800 millions d'euros en 2016, contre 15 millions seulement en 2013.
  • cette croissance est jusqu'à présent restée cantonnée à l'Ile-de-France, qui concentre 90 % de l'activité.
  • Les VTC représentent 2 % du PIB francilien et 6 % de sa croissance.

L'effet emploi dans la région est encore plus marqué : « En juin 2016, 22.000 personnes exerçaient l'activité de chauffeur privé en Ile-de-France et dans les grandes agglomérations françaises », estime le BCG. Surtout, 15 % des créations nettes d'emploi au premier semestre 2016 viendraient de la filière VTC, la proportion atteignant même 25 % en Ile-de-France. « Entre 8.000 et 11.000 chauffeurs déclarent qu'ils étaient auparavant sans activité, dont environ un tiers depuis plus d'un an », relève le cabinet.

Cette croissance échevelée du secteur devrait se poursuivre, estime Sylvain Duranton, directeur associé au BCG. Il estime que, à terme, la filière VTC pourrait peser 3,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires, représenter 80.000 chauffeurs professionnels (certains étant à la fois taxis et VTC), et générer 1,3 milliard d'euros de recettes fiscales supplémentaires, essentiellement par la TVA.

L'étude comporte toutefois quelques éléments embarrassants pour le camp des VTC. Si l'essentiel de leur croissance provient d'une augmentation de la mobilité, une petite part de l'activité a été grignotée sur celle des taxis : ces derniers ont vu leur activité baisser de 15 % depuis 2013. Jusqu'ici, Uber s'était acharné à nier ce phénomène.

Par ailleurs, le revenu net d'un chauffeur VTC indépendant se situe en moyenne entre 1.400 et 1.600 euros net pour un temps plein, ce qui peut se traduire par un revenu horaire assez faible au vu des journées à rallonge de certains chauffeurs.

L'étude du BCG révèle également l'ampleur qu'a prise dans le secteur le recours au statut Loti (en théorie réservé au transport collectif) pour contourner la réglementation et augmenter l'offre : les Loti représentent aujourd'hui les deux tiers des chauffeurs, contre un tiers seulement de VTC en bonne et due forme.


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